08.07.2008
Un clodo nommé Tokyo
J'ai actuellement dans mon service un patient sdf qui est une vielle connaissance.
C'est en effet un personnage incontournable du quartier où j'ai passé mon enfance. Je le voyais tous les jours en rentrant de l'école. Il était sympa quoi qu'un peu déjanté, et se faisait appeler Tokyo. J'ai été assez surpris en découvrant son véritable état civil. Il est en réalité vietnamien. Il est chez nous car il s'est cassé l'aile iliaque en se faisant renverser par un camion alors qu'il était passager sur une mobilette conduite par un de ses compères, probablement éméché. Il est alcoolique et présente une éosinophilie modérée qui reste inexpliquée, mais ce n'est pas vraiment son problème. Il a failli nous faire un DT malgré la prévention. Sinon, il est dans un état de santé étonnamment impeccable...
C'est impressionnant comme je l'ai trouvé métamorphosé ce matin, rasé de près, portant un polo bleu, méconnaissable... Il est plutôt bel homme. Il semble avoir une seule obsession, celle de se tirer au plus vite de l'hôpital, et a gentiment décliné nos propositions de le faire admettre dans un foyer. "C'est plein de clés et de serrures" nous a-t-il expliqué, il nous explique qu'il est un homme libre.
J'ai vraiment été heureux de revoir ce fantôme de mon passé, je pense qu'il ne sera plus là demain vu qu'il a rodé dans le couloir toute la matinée, cherchant visiblement une issue.
Bon vent monsieur Tokyo, tu es certainement un des derniers hommes libres.
20:04 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.05.2008
autopsychanamachintruc
Mais qu'est ce qui tourne pas rond chez moi?
Avant tout, il faut que je vous mette au courant: "j'ai rencontré quelqu'un" comme on dit.
Elle est blonde, très jolie, un peu timide. Ca ne fait que deux semaines mais je suis déjà un peu accro, trop, à mon goût.
Cela fait surtout deux semaines que je suis torturé par une angoisse un peu irrationnelle, j'ai sans cesse peur qu'elle me laisse tomber, peur d'être un peu trop lourd, peur de pas être assez beau pour elle.
Bien sur, je garde ça pour moi. Mais ces pensées m'obsèdent à tel point que j'en suis venu à faire quelque chose que je déteste: de la psychologie façon magazine féminin.
Je me suis replongé dans mon enfance pour essayer de comprendre l'origine de cette peur d'abandon.
Elle est en effet un des fondements de ma personnalité et de mon rapport à l'autre, mais aussi de mon orientation professionnelle, de ma réussite scolaire.
Il se trouve que, dans toute ma petite enfance, en gros de 3 à 6ans mes parents étaient un couple déchiré, les disputes étaient quotidiennes, et mon père trompait ma mère, la plupart du temps presque sous mes yeux.
Je suppose que je ne doit pas avoir eu ce que les pédopsy appellent un "attachement sécure".
Mais comment ça se soigne ça docteur? Je concluerai sur une phrase qui m'a donné envie d'étrangler la pédopsy qui me l'a sortie en cours: "tu sais, en pédopsy, il n'y a pas de vrai ou de faux"
11:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2008
Compromis...
Compromis, chose due, comme le disait il y a maintenant plus de vingt ans un grand, grand monsieur. Alors comme promis je vous raconte des nouvelles fraîches de ma garde en réanimation de cette nuit.
En vrac:
-Une patiente arrive pour AVP moto, le glasgow est à 14-15, mais la dame est un brin agitée, et difficile à examiner. L'interne lache un "elle me saoule" et la patiente embraye immédiatement "comment y m'parle celui là!"; l'interne: "pousse l'hypnovel, on l'intube"
-Un patient amené par les pompiers pour une intox et qui aurait convulsé: sur la feuille de prise en charge figure en énormes caractères "TREMBLEMENTS+BAVE" aaah, les pompiers!
-Mon interne, dont c'était le dernier jour et qui a passé un sale quart d'heure quand toute l'équipe lui est tombé dessus pour le trasher: attaché à un fauteuil et recouvert de toutes sortes de trucs plus ou moins odorants.
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2008
dimanche soir
Les dimanches soir sont toujours un peu spéciaux. J'ai toujours ce que Baudelaire appelait le spleen. Et puis j'ai encore rien foutu du week-end, réunion de famille oblige... Je déteste vraiment ces grands rassemblements. Je crois que c'est à cause des affreux moments que j'y ai passé quand j'étais enfant.
Niveau boulot, je suis en réanimation, la voie vers laquelle je m'oriente a priori. Ma première garde lundi dernier ne m'a pas vraiment enthousiasmé, il faut dire que c'est de la réa chir, et je trouve que les anesthésistes agissent beaucoup par automatisme.
J'admire cependant la façon dont ils gèrent le traitement symptomatique, à part peut-être leur facheuse tendance à "relancer la diurèse" au furosémide chez les patients oliguriques ( ce qui, bien évidemment ne change rien à la filtration glomérulaire, et aurait même plutôt tendance à aggraver l'insuffisance rénale fonctionnelle, cependant cela semble avoir d'indéniables effets anxiolytiques, pour le médecin, bien sur...)
Niveau coeur, j'enchaîne les échecs, et je n'arrive même plus à "choper" en soirée.
Je crois que j'ai perdu mon Mojo.
Je bois trop, je parle trop, je raconte ma vie à des filles que je connais depuis 2 heures, et qui, bien évidemment s'enfuient en courant.
Je crois que j'ai besoin de me confier à quelqu'un, et que c'est pour ça que je parle aux inconnues que je ne reverrais probablement plus.
J'ai de bon amis, mais j'ai des réticences à leur faire des confidences, j'ai toujours réglé mes problèmes seul, la faute peut-être au fait d'être l'ainé, et à des parents trop instables pour être vraiment sécurisants.
Et puis je ne supporte pas la pitié dans les yeux de mes amis, qui sont tous heureux en couple, leurs silences gênés quand je leur explique mon désir de trouver quelqu'un avec qui partager un peu d'affection.
Ce n'est pourtant pas faute de rencontrer de charmantes filles, mais je me met trop de pressions, mes sourires sont crispés, j'ai perdu la confiance "I lost my Mojo".
J'ai pourtant un physique plutôt agréable, les gars de la promo ne se lassent d'ailleurs pas de me faire remarquer que j'ai "chopé" toutes les plus jolies célibataires de la fac, mais quand je leur propose d'aller plus loin, d'essayer de commencer un truc, elles se ferment comme des palourdes... (je ne sais pas si la métaphore est des plus heureuses, mais c'est tout ce que j'ai trouvé ;))
Et puis il y a les "pas mal" "mais pas si bien que ça" je sens la chaleur dans leurs yeux, mais mon côté obsessionnel et perfectionniste m'empêche d'aller plus loin, parce que je sais comment ça se termine, et parce que je ne supporte pas de faire du mal aux gens, et en particulier à ces filles. Je l'ai fait deux fois dans ma (courte) existence et je ne veux plus le refaire, et peu importe si ça fait six mois sans sexe, et si les films porno s'accumulent sur mon PC.
Je me sens soulagé, ça fait vraiment du bien d'écrire, je te prie de bien vouloir m'excuser, Ô lecteur, de t'avoir ennuyé avec ces quelques lignes défouloir, je suis bientôt de garde aux urgences, et je te promet des histoires croustillantes à souhait.
A bientôt, lecteur mon amour
20:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.02.2008
T.R. Harrisson
Aujourd'hui, j'ai eu vraiment trop tendance à lever la tête de mes cours (les partiels sont dans 2 jours) mais cela m'a cependant permis de redécouvrir certains des innombrables papiers qui constellent les murs de ma chambre. Notamment cet extrait de la préface du Harrisson, le célèbre bouquin de médecine interne. Je l'avais collé au mur en P2 pour me donner du courage avant les exams, et depuis je la connais par coeur...
"Pour un être humain, il n'y a pas de plus grande chance, de plus grande responsabilité ni de plus grand engagement que de devenir médecin.
Face à la souffrance, le médecin doit apporter une compétence technique, une connaissance scientifique et une compréhension humaine.
Celui qui les utilise avec courage, humilité, et sagesse apportera un service unique à son prochain, et se construira une strucutre de caractère.
Le médecin ne peut attendre davantage du destin, il ne peut se contenter de moins."
T.R.Harrisson (le coordonateur des premières éditions)
Ca me fait toujours quelque chose.. pleins de petits frissons.. je trouve qu'il y a beaucoup de vrai dans ce texte
15:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
hocus pocus
j'ai découvert récemment ce groupe hip-hop acoustique français, c'est énorme!! je vais essayer de mettre une vidéo
Bon, visiblement c'est pas possible sur ce site... Ni de mettre un lecteur mp3...
Je vous met le lien alors vers "deezer" je vous conseille les albums "place 54" et "73 touches" et particulièrement les chansons éponimes.
http://www.deezer.com/#music/result/hocus%20pocus
A plus et bonne écoute!
14:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.01.2008
L'étude "Mission"
Je suis vraiment sans voix, voici l'abstract de l'étude "Mission" sur le Traitement hormonal de la ménopause, cela ressemble à une mauvaise blague :
- Gynecol Endocrinol. 2007 Jul;23(7):391-7.
-
Breast cancer incidence and hormone replacement therapy: results from the MISSION study, prospective phase.
Hôpital Saint-Louis, Paris, France.
BACKGROUND: The MISSION Study (Menopause: Risk of Breast Cancer, Morbidity and Prevalence) is a historical-prospective study with random patient selection to determine breast cancer incidence in postmenopausal women with or without hormone replacement therapy (HRT). The first prospective follow-up phase started on 5 January 2004 and the cut-off date for data collection was 30 June 2006. PARTICIPANTS: Patients were divided into two groups: an 'exposed group' of women on HRT regimens commonly prescribed in France or who had stopped < or =5 years previously; and an 'unexposed group' of women who had never received HRT or stopped >5 years previously. In total 6755 patients were included; and prospective data were available for 4949 patients: 2693 in the exposed group and 2256 in the unexposed group. Women in the exposed group were younger, less overweight, and had fewer first-degree family histories of breast cancer than women of the unexposed group. Mean duration of HRT exposure was 8.3 years, with 31% being exposed for > or =10 years. RESULTS: The incidence of new breast cancer cases was 0.64% in the exposed group and 0.70% in the unexposed group (relative risk RR(exposed/unexposed) = 0.914, 95% confidence interval = 0.449-1.858; not modified when adjusted for age). Mean age at breast cancer diagnosis was similar in both groups. Breast cancer incidence in the exposed group was not significantly affected by the route of estradiol administration (cutaneous 0.69%; oral 0.52%) or HRT type (estradiol alone 0.28%; estradiol + progesterone 0.40%; estradiol + synthetic progestin 0.94%). CONCLUSION: No evidence was found for an increased risk of breast cancer in women exposed to HRT compared with non-exposed women.
PMID: 17701770 [PubMed - indexed for MEDLINE]
C'est simplement scandaleux qu'on ose publier de tels torchons: On prescrit un THS uniquement aux femmes qui n'ont pas de facteur de risque de cancer du sein, puis on s'étonne qu'elles aient moins de cancer que les femmes qui ont des facteurs de risque (et qui ont donc été exclues du THS), le tout en rétrospectif pour une partie de l'étude, histoire sans doute d'exclure encore quelques femmes qui auraient eu un cancer ou une mammo suspecte.
Ils concluent magnifiquement que le THS n'augmente pas le risque de cancer du sein.
Je crois que le plus déprimant, c'est d'entendre ajourd'hui dans les médias que le THS "à la française" ne provoque pas le cancer... Ce ne pourrait être qu'une mauvaise blague si autant de vies n'étaient pas en jeu!
14:45 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.01.2008
Un peu d'art
00:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2008
Garde de pédiatrie
J'étais de garde aux urgences de pédiatrie jeudi, de 13h à 0h. On a pas arrêté une seconde! rien de vraiment grâve ni de super interressant, mais deux petits cas cliniques sympathoche pour lesquels je suis pas trop insatisfait de mon diagnostic:
1-Otite moyenne aiguë traitée par amoxicilline, mais la fièvre persiste depuis 5 jours (à 39° à peu près) avec en plus une conjonctivite purulente du même côté: Diagnostic?
2-Douleur épigastrique pendant le traitement d'une autre OMA chez une petite fille.
Côté coeur, j'ai opté pour la 3è solution (voir notes précédente) et rétrospectivement, je pense que j'ai fait le bon choix. Ca me permet d'avoir de nouvelles perspectives.
Pour finir, j'ai découvert un blog super touchant d'un interne en chirurgie: http://sweden.canalblog.com/
Ca en dit long sur la vie des internes en chir, et ça me conforte dans mon idée de pas en faire.
13:46 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.12.2007
samedi de garde
Il est 20h et j'émerge à peine de mon lit... J'ai passé un drôle de week end: j'étais de garde aux urgences gynéco.
On a vu pas mal de trucs, on a fait une césarienne. Ca saigne vraiment beaucoup la gynéco, mais ça fait du bien de retrouver la chirurgie.
Il ya une drôle de sensation dans le contact avec la chair et le sang, une sorte de calme dans le bloc opératoire, c'est assez difficile à décrire, mais c'est plutôt agréable.
Que l'on s'entende bien: je n'ai rien d'un sérial killer, et je ne supporte pas la violence, sous aucune de ses formes d'ailleurs.
C'est quelque chose d'autre, une sorte de fascination pour le corps humain, sa beauté, les couleurs vives, jaune, pourpre, le blanc de la peau, le bleu des champs opératoires, le silence (rare sont aujourd'hui les chirurgiens qui opèrent en musique comme dans les films).
C'est pour moi l'occasion de vous parler d'une série géniale: dexter. C'est l'histoire d'un légiste spécialiste des traces de sang, et sérial killer à ses heures perdues. Mais (il faut bien un peu de morale, c'est une série américaine après tout) il ne tue que des criminels. Franchement je vous la conseille, c'est vraiment brillant!


Je vous met le lien vers un site qui diffuse les épisodes. Seul problème, c'est en anglais sous-titré coréen, mais c'est quand même un bon aperçu.
22:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.11.2007
week end chargé
Je sais pas vous, mais ce week end a été pour moi riche en émotions.
Mon meilleur copain est descendu de Paris et on a passé un super samedi, la veille j'ai enfin (et longuement) embrassé la fille que j'aime, avant d'apprendre ce dimanche qu'elle ne voulait pas d'une relation sérieuse.
A ce propos, et après mûres réflexions (qui m'ont d'ailleurs empêché d'avoir un WE productif niveau boulot) je pense que trois options s'offrent à moi:
1-Je vais lui parler (elle est dans la même fac de médecine que moi) et je lui propose qu'on se voit de temps en temps, sans s'engager, qu'on aille au resto, au ciné, ce genre de trucs
2-Je lui dis ce que j'ai sur le coeur : que je trouve qu'elle et moi c'est vraiment une évidence, que je sais que je peux la rendre heureuse, qu'on passerai à côté d'un truc qui pourrait être vraiment chouette..
3-Je la raye de ma vie, parce que c'est la deuxième fois qu'elle me fait le coup et que ça fait vraiment mal (et là vous vous demandez si je suis pas une fille, mais non, je suis juste un mec sensible ;p)
J'hésite encore entre ces trois solutions (voire à les combiner du genre 1, 2 puis 3 ;p) alors si vous voulez donner votre avis, vous êtes les bienvenu.
Ah sinon je commence à en avoir marre de la gynéco, alors que je suis qu'à la moitié de mon premier tour... de toute façon j'avais pas la tête à ça.
Bises
23:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.11.2007
pin pon
J'ai vu un reportage sur les pompiers à la TV l'autre jour qui m'a beaucoup choqué:
Des pompiers volontaires partaient sur une intervention "malaise grave" ils sont quatre dans le camion, mais pas d'infirmier(e).
Ils arrivent sur place: le type est en arrêt, ils se regardent, expliquent à la caméra "son coeur s'est arrété, il va falloir le masser". Ils prennent donc tout leur temps avant de commencer un massage pas très convainquant: trop lent et pas assez énergique. Le mec n'est pas scopé, il n'y a pas de voie.
A un moment donné, un des pompiers se souvient qu'il y a de l'adré dans le camion et on la (c'était une femme) voit prélever un peu d'adré dans une ampoule. Au bout d'un moment, ils décident d'arrêter.
Si un jour je fais un malaise de ce type, je prie pour que les gens autour appellent le 15 et pas le 18, ce pauvre monsieur n'a pas eu toutes ses chances.
Pour conclure, reprenons l'aphorisme d'un médecin du Samu, à propos des pompiers il disait:
"Casqués, bottés, et le moyen âge est en marche"
17:35 Publié dans les pompiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.11.2007
petit quizz
Vu hiers matin aux urgences pédiatriques: un enfant de 8ans qui vient pour douleur abdominales et vomissements depuis 15j, il a perdu 5kg, il est très agité et réclame son "pirouli" (il parrait que c'est une sorte de glace).
Alors, diagnostic? (et puis prise en charge tant qu'on y est)
23:46 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.11.2007
Une petite anectdote
Une petite histoire qui m'est arrivée l'autre jour aux urgences pédiatrique.
C'était un vendredi matin, et c'était un peu Beyrout, une fois n'est pas coutume pour une matinée.
J'installe dans le box une petite fille de trois ans, qui venait pour une fièvre étiquetée pyélonéphrite (=une infection urinaire) par son pédiatre traitant.
Maman était un peu affolée parce que sa fille avait déjà fait une pyélo l'an dernier (en effet, dans ces cas là, une hospitalisation s'impose, ainsi qu'une prise de sang, qui n'est jamais un geste anodin chez l'enfant)
Je commence l'interrogatoire: Le pédiatre lui avait donné une bandelette à faire à la maison et une ordonnance pour un ECBU (un examen d'urine) à faire si la BU était positive. Mais aucune information semble-t-il quant à la procédure pour recueillir les urines (toilette soigneuse, recueil après le premier jet...). La bandelette étant positive, maman amène les urines dans un bocal au labo, qui se contente d'analyser le bocal en question, et conclut à une infection. Détail qui aura son importance, maman me signale une allergie aux bétalactamines (famille d'antibiotiques)
Les voilà donc aux urgences. La fillette a un peu mal au ventre, mais je n'ai pas d'arguments en faveur d'une pyélo, ni d'ailleurs pour une cause gastro ou chir. Par ailleurs, elle se plaint de dysphagie (douleur quand elle mange). Je continue mon examen et je tombe sur une magnifique angine érythémato-pultacée (angine blanche). La BU est négative, ce qui semble enterrer définitivement l'hypothèse de l'infection urinaire. Le strepto-test est positif, je propose donc au médecin qui vient d'entrer un traitement par amoxicilline. Et là, il pose la question qui tue à la maman:"est-ce qu'elle est allergique à la pénicilline?"
P.... j'ai voulu faire le malinou et j'ai oublié l'essentiel!!! J'étais tellement content d'avoir fait le diagnostic...
It is a long road my friend...
11:55 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un boulot comme les autres?
Pendant les 4 dernières années, la médecine a été pour moi un leitmotiv, une sorte de raison de vivre, ça donnait réellement un sens à ma vie.
Les choses ont quelque peu changé dernièrement. Je me suis aperçu, à force de bosser, qu'aussi formidable soit-il, ça restait un travail.
Je n'ai pas construit grand chose à côté de ça. Il faut que ça change, tiens j'ai vu une annonce pour le choeur universitaire à la fac, j'ai toujours rêvé de chanter. Le seul problème c'est qu'ils cherchent des Ténors et que je suis plutôt baryton. Bah, on verra bien..
11:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.11.2007
premiers pas
Ça y est, je me lance. Ça faisait un moment que je lisais les blogs des autres, alors pourquoi pas moi?
C'est rigolo comme concept, le blog. C'est très narcissique je pense, dans la démarche.
Mais c'est peut-être aussi un moyen de faire passer des messages.
Qui sait, peut-être que les blogs deviendront un nouveau support d'expression artistique. Certains de ceux que j'ai visité sont de merveilleuses oeuvres d'art, de porte ouverte sur l'autre, sur le monde.
Bon parlons de moi, (après tout, c'est le but, non?).
Avant tout je suis "un externe". Ce qualificatif, qui ne parle pas vraiment aux non initiés, est utilisé pour désigner les étudiants en médecine en stage à l'hôpital. Je dis que je suis externe avant tout parce que la majeure partie de mon temps y est consacré: la moitié du temps à l'hôpital, l'autre moitié le cul sur une chaise à travailler...
je vis dans le sud de la France, j'ai 23ans, je gratouille une guitarre de temps en temps, et j'essaie de faire un peu de sport.
Bon j'en ai assez d'écrire (je ne tape pas très vite, et je ne suis pas très bavard non plus) puis j'ai du boulot, il faut que je paufine ma pédia avant de m'attaquer à la gynéco.
A plus
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